Pour quelqu’un qui en manque, améliorer son estime de soi peut sembler être un concept utopique. Détrompe-toi : il existe bel et bien des façons d’avoir un rapport plus sain avec soi grâce à une meilleure compréhension ainsi que des pratiques toutes simples à implémenter dans son quotidien. D’après les recherches et travaux du psychiatre et psychothérapeute Christophe André, je t’ai recensé dans cet article les indispensables à connaître sur l’estime de soi. Alors, t’es prête à te voir enfin comme la femme extraordinaire que tu es ?! C’est parti !

Comprendre l’estime de soi
L’estime de soi, qu’est-ce que c’est exactement ?
Pour bien comprendre l’estime de soi, il est important de la définir avec exactitude. L’estime de soi, c’est ton évaluation de toi-même, ta capacité à valoriser qui tu es (différente de la confiance en soi qui est ta croyance en ta capacité à faire). Plus simplement, ton estime de toi est ce que tu penses de toi et comment tu te sens avec ça.
C’est un jugement que tu te portes en fonction de qui tu penses être (on parle donc ici de ta valeur, celle que tu crois avoir) mais aussi de ce que tu penses que les autres pensent de toi (ta valeur à travers leurs regards)… Tu me suis ?
Mais alors, à quoi nous sert cette estime de soi puisqu’elle est si subjective ? On y arrive tout de suite !
Rôle et manifestation de l’estime de soi
Je te l’accorde, avoir une bonne estime de soi n’est pas si simple et cela nous fait même parfois souffrir lorsque celle-ci est mise à mal. Mais elle a une vraie fonction dans notre vie. Pour t’expliquer un peu le contexte, je vais revenir à notre essence primitive d’Homme du monde (enfin de femme mais tu m’as comprise dans le sens de ce terme).
En effet, à l’origine de notre vie sur Terre, avoir un clan et être accepté de celui-ci faisait partie essentielle de notre survie. Et c’est à cela que sert notre estime ! Je m’explique : l’estime de soi étant un jugement de soi, elle est en fait une source d’information sur l’adéquation de notre personne à notre environnement et nous incite à ajuster notre conduite en cas de non adéquation. Incroyable, n’est-ce pas ?
Elle se manifeste donc à travers nos émotions, notre comportement et nos pensées.

Si aujourd’hui notre survie au sens propre du terme ne dépend plus d’elle, elle n’en est pas moins essentielle car elle nourrit notre liberté et autonomie dans un monde exposé à une forte influence sociale. Avoir une bonne estime de soi, c’est oser prendre sa juste place, s’affirmer et faire face aux échecs sans s’effondrer. C’est aussi avoir conscience de sa valeur et ne pas la dénigrer, ni laisser les autres la dénigrer.
Les signes de reconnaissances sociales ainsi que de performances vont l’alimenter positivement, tandis que les échecs et rejets vont l’affecter. Dans tous les cas, celle-ci n’est jamais figée et peut évoluer en fonction des jours et évènements qui marquent notre vie (comme elle est une adaptation de notre environnement).
Améliorer son estime de soi, est-ce vraiment possible ?
Pourquoi le manque d’estime de soi est un problème récurrent
Se demander si améliorer son estime de soi est vraiment possible ou un énième principe de dev perso utopique, c’est légitime.
Beaucoup de personnes, notamment de femmes, souffrent d’une mauvaise estime d’elles-mêmes, ce qui les amène parfois à un véritable autosabotage. Il n’y a qu’à voir en coaching les croyances que me confient certaines clientes à leur sujet pour comprendre la douleur de ce lien rompu avec elles-mêmes.
Il n’est pas rare qu’un manque d’estime de soi vienne d’un discours parental entendu et intériorisé, pris comme tel sans être remis en question. Nos parents sont le foyer de notre sécurité, ils ont un rôle de protecteur et de donneur d’amour. Lorsqu’on a manqué d’un de ces paramètres dans notre construction (pas toujours d’une manière consciente ni volontaire de la part de nos parents mais je parle surtout ici d’un sentiment perçu par le nous enfant), le manque d’estime de soi se manifeste souvent par un besoin de perfection pour apaiser un désir de protection. Le perfectionnisme, un sujet encore très féminin qui rassure par son sentiment de maîtrise… qui emprisonne ! Ah… le vilain cercle vicieux !
Tout cela a un coût émotionnel très fort qui fragilise notre estime de nous.

Les symptômes de souffrance de l’estime
On détecte différents symptômes d’une mauvaise estime de soi. Parmis ceux-ci :
- Insécurité dans les situations sociales
- Se sentir différente, à part
- Avoir le syndrôme de l’imposteur lorsque l’on accomplit quelque chose
- Dramatiser, ne jamais se sentir assez, être excessivement négative
- Difficulté à demander de l’aide, à affirmer nos choix
- Se conformer excessivement par peur du rejet
- Avoir du mal à se remettre en question
- Être obsédée par soi, ce que les autres pensent/disent de nous
Pratiquer l’acceptation : la clé d’une meilleure estime de soi
Le rapport entre estime et acceptation
Améliorer son estime de soi est une forme d’intelligence. Cela implique d’avoir une meilleure connaissance de soi, une compréhension plus objective et de s’adapter.
Qui dit connaissance de soi éclairée dit connaître ses forces mais aussi ses limites. Une bonne estime de soi repose sur un équilibre qui accepte le beau comme le moins beau et trouve des solutions pour composer avec.
C’est pourquoi il est absolument essentiel de commencer par accepter tout ce qui fait de toi celle que tu es : pour progresser il faut savoir se reconnaître imparfaite.
Contrairement à ce que l’on peut imaginer, quelqu’un qui n’a aucune conscience de ses limites et ne parle que de ses forces n’a pas forcément une bonne estime de lui-même. Christophe André appelle cela une haute estime fragile. C’est le cas notamment des personnes à tendances narcissiques, qui n’acceptent pas de voir “le moche” car ce serait finalement bien trop douloureux de l’assumer…
Accepter, c’est regarder le problème en face. Lorsqu’on accepte, on ne subit plus et on peut enfin trouver des solutions pour composer avec ce que l’on a.
Améliorer son estime de soi
Comme toujours lorsqu’il s’agit de travail de soi, rien ne se fait dans la précipitation. Au contraire, on privilégie des cheminements progressifs et graduels pour qu’ils soient durables.
Comme tu l’as compris dans le paragraphe précédent, connaître ses limites est une étape importante d’une meilleure relation à soi. Voici d’autres petites pistes à explorer pour favoriser ton lien à toi-même :
- Faire le point sur ce qui vient de toi (tes choix, préférences, etc…) et ce qui ne vient pas de toi (héritage familiale, conditionnement, passé…). Ici, tu cherches à comprendre d’où te viennent tes limitations.
- Accepte que l’échec est inévitable : si tu choisis d’être d’agir, tu dois accepter ce risque”. En l’acceptant, tu t’autorises à trouver des moyens de progresser.
- Garder en tête que tu peux maîtriser un certain nombre de choses, mais pas tout. Il est absolument essentiel de comprendre cela. Tu peux maîtriser tes actions, tes paroles, tes pensées, mais pas celles des autres. Vouloir contrôler absolument tout ce qui t’entoure aura un coût émotionnel très fort ainsi qu’un impact négatif sur ton estime de toi.
- Retourne toujours à la réalité de la situation : quelle est l’histoire que tu te racontes ? Quelle est la situation objective, neutre ?
- Reconnaître que parfois, les choses ne se passent pas comme tu l’aurais souhaité et l’accepter sans tenter de le nier, le justifier ou le changer.
En résumé, sois dans l’observation neutre de ta personne et des situations que tu traverses.

Et voilà, tu as maintenant des clés pour mieux comprendre et améliorer ton estime de soi ! Parfois, il est nécessaire d’entamer un travail plus profond et pour cela je t’invite à te faire accompagner dans cette démarche. Travailler sur soi, c’est s’offrir une vie de paix intérieure qui va transformer ta vision des choses et t’aider à entreprendre ce dont tu rêves avec passion et confiance. Et ça, c’est tout ce que je te souhaite !
Sources et autres articles inspirants :
- Vers une meilleure estime de soi : conseils et pratiques Petit Bambou
- Livre Imparfaits, libres et heureux de C. André
